Aujourd'hui jour de deuil chez Banjami.
En ce 17 Octobre 2008, Banjami reçoit enfin le coup de téléphone de son garagiste qu'il attendait tant.
Mais la nouvelle qu'il lui communique est sans appel... Banjami pleure...
Mardi 14 Octobre 2008
Banjami, comme beaucoup de soirs, rentre chez lui pour manger des tartines et dormir dans son lit.
Néanmoins, ce soir là, le frère de Banjami est garé étrangement haut sur le parking familial... A Banjami alors de se garer encore plus haut vers les sommets tel le roi du parking !
Banjami, encore dans son bolide de fer et d'acier, commence à rédiger un SMS Texto illimité forfait mobile tout en quittant son fidèle allié...
Seulement, oui, seulement ! Comme souvent, les Dieux interviennent dans la bucolique existence de Banjami et lui jouent des tours pas toujours très sympathiques pour l'ami des gentils qu'il est !
Sous l'influence des dieux mânes et de ses trop caractéristiques insouciance et nonchalence, Banjamin, une fois de plus, oublie de serrer le protecteur de la Banjamimobile en cas de pente pentue, le frein à main !
Heureusement, Banjami, évidemment toujours alerte dans les moments les plus critiques de son existence, se retourne alors que rien ne le poussait réellement à le faire et s'apperçoit que sa monture entame une descente des plus menaçantes vers le mur situé en contrebas !
Banjami, toujours des plus vifs se précipite tout en sachant que cette fois-ci, ayant tiré les conséquences de son premier échec, il sait qu'il na pas fermé la portière à clef !
Notre héros se rue sur celle-ci mais trop tard ! La Banjamimobile a déjà trop avancé tout en rasant de près la Geoffreymobile qui empêche notre vaillant héros de s'insérer dans son vaisseau bitumal !
Banjami, pourtant des plus prompts à réagir contre l'adversité, ne pense pas à enjamber la Geoffreymobile et attend que sa voiture ait un peu avancé et se soit dégagée pour entrer tranquillement dans la Banjamimobile...
Mais le souffle des dieux vengeurs, ou tout simplement le degrés de la pente, Banjami hésite toujours à l'heure actuelle, font gagner en vitesse la Banjamimobile qui se dirige droit vers le mur qu'elle à déjà tendrement embrassé de son doux fracas métallique il y'a 2 ans de cela !
Banjami se met à passer ses jambes l'une devant l'autre à toute allure pour se jeter tel un écueuil sur une noisette dans sa cabine de pilotage pour serrer le frein mais, loin d'être si téméraire, il ne parvient pas à engranger suffisamment de courage pour plonger ! Le temps presse ! Le mur se rapproche !! Banjami perd son sang-froid !! Ne sais plus que faire sinon prier les dieux olympiens tout puissants ! En vain ...
Dans un fracas métallique parsemé d'éclats de verre le tout dans une nuée de platre, la Banjamimobile se fracasse contre le mur qui se fissure alors de tout son long... Le choc est terrible... Les conséquences encore plus pour le Jolly Jumper à diesel...
Banjami, désemparé, se précipite pour reculer sa fidèle amie et la remettre en place mais le moteur vibre étrangement, le capot est bloqué, décalé, sur les roues, plié, remonté, tout en coinçant la portière droite, tandis que le phare du même coté est pulvérisé...
Mais Banjami, jamais le premier à se décourager, sait que ce n'est rien ! Que lui et la Banjamimobile en ont vu d'autres bien plus terribles à travers leur longue vie commune :
- Envol d'essuie glace sur la départementale.
- Danger de mort en s'insérant sur la nationale bouchonnée quelques mètres plus loin sans s'en rendre compte et finir à tout allure sur la bande d'arrêt d'urgence.
- Accrochage violent sur les barrièreres antimanouches du lycée.
- Accrochage sur le mur en pierre de l'entrée de la Banjamimaison.
- Aller retour Mamaison-St Quentin avec un pneu complétement crevé et à plat.
- 1er oubli de serrer le frein à main et crash contre le même mur.
- Méga total terrible danger de mort immédiat de la vie sur la départementale vers Thoiry où la priorité fut coupée à Banjami déjà à plus de 90 km/h qui finira sain et sauf avec sa fidèle compagne éjecté dans le décor.
- Conduite une fois par Gaétan.
- Sans oublier les nombreux aquaplaning semés au grés des moussons et autres péripéties.
Et c'est donc, la conscience relativement tranquille mais le coeur lourd, que Banjami laisse sa Banjamimobile, Fuckmobile d'un soir, prendre du repos chez Mr le garagiste après un long et difficile trajet au volant d'un destrier qui semblait tout de même bien touché au son de ses déchirrants râles et vibrements...
Mais Banjami pouvait t-il deviner qu'il s'agissait ici de leur dernier trajet ensemble ? Qu'après tant de si bons moments passés ensemble, de si inoubliables aventures et esquapades, de si nombreuses siestes en tout lieu, la vie avait décidé de séparer éternellement nos deux fidèles compagnons ?
Non. Banjami restait indubitablement confiant en leur destin en commun. Il savait que dès le Lundi prochain il referrait l'éternel parcours vers la fac pour se garer à l'éternelle même place pour dans l'aprés midi la rejoindre et y faire une sempiternelle sieste !
Pauvres certitudes aveugles d'un héros trop penché sur son invincibilité divine...
Ce soir, après plus de 3 ans de bons et loyaux services depuis le 29/04/05 et après avoir été festivement inaugurée à grands jets de brins d'herbes dans le cockpit, la Banjamimobile et son éternel A collé au parebrise a rendu l'âme, succombant à ses irréparables blessures et déchirant au plus profond le petit coeur argenté de Banjamimosa... Le je ne sais plus quoi, pièce irréparable, a été touchée dans la violence du choc... Le petit destrier, qui avait déjà tant reçu, n'a pas réussi à renaître de ses cendres tel le fringant Phoénix mais s'en est allé au paradis des petites voitures tant chéries...
Ce soir, une fois encore, la palce de parking reste vide. Mais cette fois-ci sans espoir de voir revenir la désormains défunte.
Le moment est douloureux. Vos sincères condoléances seront les bienvenues ainsi que vos éventuels dons.
L'inhumation se fera en la casse de quelquepart dans le coin.
En attendant ce moment déchirant, le don d'organe mécanique est lancé.
Demain, dans la matinée, Banjami ira déposer un dernier regard plein d'amour et de nostalgie à sa défunte meilleure amie qui l'aura tant servie, lui même et autrui.
Requiescat in pace nunc ... Amen.